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Les produits de l’artisanat ligure sont le résultat d’une antique curiosité envers les civilisations avec lesquelles la région entretenait des contacts commerciaux par mer, et d’une rare habileté dans la transformation des produits et des matériaux, provenant de chaque coin de la méditerranée, en les adaptant aux nécessités et aux goûts des Ligures.

LES PRODUCTIONS TYPIQUES DE L’ARTISANAT LIGURIEN DE QUALITÉ.

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La céramique d’Albisola
En Ligurie, la production de la céramique commence dans la seconde moitié du XII ème siècle quand les céramistes de Savone et d’Albisola commencent à fabriquer les céramiques et les faïences, de couleur typique verte ou turquoise, sur le modèle de celles orientales ramenées en patrie par les marchands ligures. La production de céramique d’Albisola se développe tout de suite dans deux directions : d’un côté les terre cuites engobées et gravées, assiettes, bols et bocaux destinés aux classes sociales les plus modestes, d’un autre côté, la faïence polychrome la plus raffinée, pour les classes élevées, accolée par la production de laggioni ou de petites plaques émaillées décoratives.

Filigrane
Appelée par Benvenuto Cellini « travail de fils », la filigrane devint une branche de l’orfèvrerie complètement autonome à partir du XVII ème siècle, en évoluant libre d’appuis et de supports dans sa production caractéristique « au jour le jour ».
L’origine latine du nom (filum et granum) démontre que les matières premières fondamentales pour l’exécution de ce travail sont le fil et le grain d’or ou d’argent, tressés magistralement dans un jeu de trames.

La technique de l’orfèvrerie de la filigrane était exécutée déjà dès le XIV ème siècle à Gênes, mais depuis 1800 la production se développe a Campo Ligure qui devient la patrie des maîtres de la filigrane qui continuent encore aujourd’hui à tresser, entrecroiser minutieusement leurs broderies en filigrane.

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Orfèvrerie
Artisans du luxe, les orfèvres gênois jouirent jusqu’en 1800 d’une grande renommée pour la valeur des bijoux qu’ils modelaient. S’étant regroupés en Corporation des Orfèvres vers la moitié du XIII ème siècle, ils sont devenus témoins d’un art de longue tradition. Via degli Orefici, une des rues principales du centre historique, témoigne encore aujourd’hui  l’importance que cette antique corporation eut pour la ville.

Fer Forgé
Le travail du fer forgé en Ligurie a des racines antiques. Les premièrs ateliers où l’on travaillait le fer remontent au XIII ème siècle, mais c’est à partir du XV ème siècle que les forgerons commencent à réaliser les premiers objets artistiques et décoratifs. L’art des forgerons a atteint son apogée au XV ème siècle grâce à la croissance du secteur métallurgique dans la région de Gênes et de Savone. Les centres d’excellence étaient disloqués dans la Vallée Stura et en particulier à Rossiglione, siège de diverses corporations. Dans le centre historique de Gênes, la mémoire de cet ancien métier est encore présente dans la toponomastique actuelle : Place Campetto, autrefois place des forgerons, ou encore Rue de Scurreria, du terme Scutoria qui indiquait les forgeurs de boucliers.

Ardoise
L’ardoise est essentiellement extraite dans les caves du Tigullio, du Val Fontanabuona, et de la Vallée Argentina à Arma di Taggia.
Utilisée principalement comme matériau de couverture (il suffit de penser aux toits gris typiques de la Ligurie), l’ardoise a été de plus en plus utilisée dans des réalisations d’art décoratif, avec de remarquables résultats plastiques et des destinations fonctionnelles différentes comme des portails, des plaques pour la peinture et la gravure, des éléments d’intérieur et de décoration.

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La chaise de Chiavari
En 1807, le Marquis Stefano Rivarola, ambassadeur de la République de Gênes, ramena avec lui au retour d’un voyage à Paris quelques chaises parisiennes pour qu’elles servent de modèle aux artisans de Chiavari.
C’est Giuseppe Gaetano Descalzi, dit Le Campanino, qui créa en premier l’incomparable chaise qui prend son nom :  un entrecroisement fin de fils de bois de valeur et savamment sec, pour une chaise qui, comme dit l’ébéniste « doit être légère et robuste, doit devenir la chaise éternelle ».
Nombreux sont les modèles qui suivirent cette première forme, comme la chaise «  à trois arcs » d’une élégance raffinée, la « parisienne », la « filippa », la « trois épées » ou « spadina » et de nombreuses autres, chacune avec son style unique et incomparable.

Le damas de Lorsica
La couronne et la palmier sont les deux dessins caractéristiques des damas de l’Est gênois. C’est à Lorsica, dans la province de Gênes, que survit intacte depuis le XVI ème siècle l’antique travail du damas, qui prend son origine de l’homonyme ville syrienne, célèbre pour sa production de produits manufacturés niellés, décorés avec des peintures noir sur fond doré ou argenté. C’est justement le contraste brillant/opaque du fond et du dessin du satin qui caractérisent le travail du damas classique, considéré un tissu « sans envers ».

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Le velours de Zoagli
Ce tissu de qualité oriental, souple et délicat, que les arabes appelaient « kahifet » arriva en Ligurie suite aux croisades. L’importance revêtue par le travail du « velours de Gênes » était liée à l’inégalable souplesse et brillance de ce tissu soyeux qui habillait la noblesse européenne de l’époque, comme le démontrent les peintures de Van Dyck. L’art de la soie consistait à tisser sur des métiers à tisser manuels de fins et brillants fils de chaîne et trame avec des fils supplémentaires pour donner de la consistance au tissu.

Macramé
Au XVII ème siècle se développe dans l’Est de la Ligurie, et spécialement dans le golf du Tigullio, le travail d’un type de dentelle particulier et précieux : le macramé. Le terme, d’origine arabe, indique une dentelle lourde, en général en lin, entièrement réalisée avec la technique du nouage manuel. Le macramé fut initialement utilisé pour décorer les bords de serviettes de bain, de nappes et de draps ; plus récemment il fut réinterprété comme élément décoratif pour enrichir sacs et habits. Auprès du centre, il est possible d’admirer la plus grande nappe en macramé qui existe au monde, réalisée par l’association gênoise De fabula.

Lutherie
Nicolò Bianchi, luthier gênois, qui travailla à Paris pendant environ vingt ans entre 1848 et 1867, est considéré le premier luthier copiste au sens moderne et peut-être le seul du XIX ème siècle à construire d’anciens instruments. Fin connaisseur en lutherie classique italienne, il possédait parmis ses modèles de prédilection un violon Guarnieri del Gesù de 1741, stylistiquement proche du « Cannone », le puissant violon dont jouait le maître gênois Niccolò Paganini et que l’on peut voir auprès des Musées de Strada Nuova, à Palais Tursi.

Le reliure
La reliure des livres est depuis toujours un art à part entière : dans les ateliers de reliure on cousait avec une minutieuse attention des feuilles de délicat parchemin et, ensuite, de papier obtenu du trempage des chiffons. La couture des cahiers (fascicules) a été presque entièrement supplantée par les nouvelles techniques de collage. Cependant , elle reste encore aujourd’hui destinée à des livres de valeur et à des reliures de goût plus ancien.

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Parements d’églises
L’intense religiosité des ligures, unie à la prospérité de l’artisanat textile local, renommé dans toute l’Europe pour la variété et la valeur des tissus traités, a conduit à la création de splendides parements sacrés. La partie prépondérante du patrimoine d’art textile liturgique est composée de tissus en soie, façonnés dans les diverses armures de tissu : taffetas, satin, damas, velours, lampas à trames brochées en or, en argent et en soie polychrome.

Parfum
Gênois de naissance, Mario Sbarbori a été un des « nez » les plus célèbres de l’Italie du XX ème siècle.
Da son atelier de Via Scurreria, il réussit à conquérir Paris et même les Etats-Unis grâce à l’originalité et à la pureté de ses parfums.

Le tissage
La production textile des artisans ligures se distingue par sa variété : étoffes précieuses comme les damas et les satins, le macramé et les lamés, mais aussi de simples toiles en coton exceptionnellement résistantes, aujourd’hui connues sous le nom de blues jeans, « Bleu de Gênes » En effet, antiquement, les arbalétriers de la République de Gênes portaient des uniformes faits avec cet épais tissu de couleur bleu. Aujourd’hui le classique blues jeans est enrichi de décorations appliquées avec la technique de « l’applique à la gênoise ».

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Le verre
« À la façon d’Altare », distingue la méthode altaraise de travail du verre et caractérise beaucoup de typologies d’objets en verre transparent qui deviendront, avec le temps, un langage expressif typique des maîtres verriers de l’Ouest de la Ligurie.
En Ligurie, le travail du verre s’est développé autour de la première moitié du XII ème siècle, probablement suite à l’établissement sur l’île de Bergeggi (Savone), d’une communauté de moines bénédictins provenant de la Provence, et s’est ensuite établi en Altare, province de Savone, depuis le bas Moyen-âge.

Vitraux artistiques
Décorer un vitrail, est, avant tout, peindre avec la lumière, jouer avec la couleur : ce n’est pas par hasard que l’on doit dans un premier moment la réalisation de vitraux artistiques aux peintres plus qu’aux verriers. La fusion des deux arts, réalisée à travers la reliure en plomb de la couleur au verre, a conduit à la création de splendides objets qui deviennent des objets de décoration et des éléments décoratifs particulièrement utilisés dans l’art nouveau.

Chaussures en cuir
La réalisation d’une chaussure en vraie peau et cuir, avec empeigne façonnée sur mesure et cousue à la main, peut demander plus d’une journée entière de travail. L’effet final est d’une élégance et d’un tel raffinement qu’il rend la chaussure élément prince d’un habillement recherché.

Accessoires en cuir
Nombreux sont ceux qui comparent le style vestimentaire gênois au style « british » : classique dans la coupe, élégant et soigné jusque dans les moindres détails. Dans les ateliers artisanaux ligures on réalise des accessoires de mode comme des sacs, des ceintures, des petits sacs et des porte-clés en peau de qualité entièrement cousus à la main.

LES EXCELLENCES AGROALIMENTAIRES.

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Le pesto
La sauce froide la plus célèbre au monde naît en Ligurie. La première recette du pesto remonte au XIX ème siècle, mais déjà durant la renaissance on préparait des sauces pilées comme l’aillade, probable génitrice du traditionnel pesto à la gênoise. En plus du basilique AOP, on ecrase de petites quantités d’ail et de pignons de pin, le tout assaisonné avec du parmesan de Reggio Emilia très vieux, du fromage de brebis sarde et de l’huile d’olive extra vierge « Riviera ligure » AOP. Le pesto, ainsi préparé selon les recettes liguriennes, était autrefois travaillé avec un mortier en marbre et un pilon en bois de balsa.

L’huile AOP
L’olivier est sans aucun doute l’un des éléments caractéristiques du paysage de la Ligurie. Present sur le territoire déjà depuis l’an 3000 avant J.C, sa culture s’est étendue à partir de 1700 sur les pentes des collines et des montagnes de la région grâce au système de la culture en gradins. En 1997, l’huile d’olive extra vierge « Riviera Ligure »- qui réunit sous une ancienne dénomination la production d’huile des trois zones géographiques : « Riviera des Fleurs», « Riviera à l’ouest de Savone », « Riviera Est» - obtient la reconnaissance européenne d’Appelation d’origine protégée (AOP). Une caractéristique de l’huile ligure est sa saveur fruitée avec une sensation intense de sucré ou une légère sensation d’amère et de piquant.

Les vins AOC
On compte jusqu’à huit vins AOC produits le long de l’arc ligure. De l’Ouest à l’Est de la Ligurie on rencontre : le Dolceacqua Rossese, un vin rouge au goût parfumé et corsé et au parfum intense. L’Ormeasco di Pornassio, un rouge au goût persistant, au parfum de cerise mûre, de mûre et de violette. Excellent aussi comme vin liquoreux. Le Riviera Ligure di Ponente, dénomination qui regroupe les Pigato, Vermentino, Rossese produits par les cépages de cette zone géographique. Le Valpolcevera et le très particulier Valpolcevera Coronata, un vin blanc à l’arrière goût sulfureux apprécié par Stendhal qui le mentionna dans son œuvre « Voyage en Italie ».
Le golf du Tigullio, qui réunit vins blancs liquoreux et muscats ; les vins rouges et blancs des Collines de Levanto et Colli di Luni, enfin le Cinque Terre et Cinque Terre Sciacchetrà un vin passito, sucré et liquoreux particulièrement rare et raffiné.

Le chocolat
Le premier à recevoir en cadeau les graines de cacao- cultivé dès 400 par les Mayas- fut Cristophe Colomb. Seulement avec la conquête des « Indes Occidentales » cependant, on comprit l’importance de ces graines, desquelles on pouvait tirer le chocolat.
À partir de la deuxième moitiè du XVIII ème siècle, le chocolat chaud à Gênes était très en vogue aussi bien auprès de la noblesse qu’auprès des classes moins aisées. Dans la zone de Pré, il existait la ruelle du Chocolat au lait, ainsi appelée en tant que vieux siège des fabriquants de chocolats et des confiseurs.

Liguriastyle est un centre culturel,
une occasion de rencontre et le lieu
où voir et acheter les meilleurs produits
de l’artisanat artistique, traditionnel,
typique de qualité et de l’agroalimentaire ligure.